Les cheveux crépus dits afro présentent des particularités qui les distinguent des cheveux ondulés ou raides. Ils ont ainsi une densité capillaire de 20 % inférieure aux autres cheveux ; leur vitesse de croissance est également plus lente ; la part de cheveux en phase télogène est structurellement plus élevée ; et ils sont naturellement très secs, ce qui les rend plus cassants et vulnérables. L’alopécie est donc un phénomène fréquent chez les personnes d’origine africaine. Quand celle-ci est trop prononcée ou irréversible, la greffe de cheveux est une solution permettant de corriger définitivement le problème sur le plan esthétique.

Quelles sont les pathologies des cheveux afro ?

Les types les plus fréquents d’alopécie sont les suivants :

  • alopécie androgénétique qui touche aussi bien les hommes que les femmes
  • alopécie de traction qui est plus spécifique aux femmes et qui est causée par des pratiques traumatisantes pour le cheveu (brushings, défrisages, tresses, extensions, perruques, etc.)
  • alopécie dit du « peigne chauffant » qui est provoquée par l’usage régulier du fer à friser
  • alopécie cicatricielle qui est une perte de cheveux irréversible due à une inflammation grave du cuir chevelu

Peut-on pratiquer une greffe sur des cheveux afro ?

Oui. Cependant, elle requiert une technique particulière adaptée aux spécificités du cheveu et cuir chevelu afro.

En particulier :

  • il convient de prélever les unités folliculaires dans la zone médio-occipitale du cuir chevelu pour éviter qu’une cicatrice hypertrophique ou chéloïde ne se forme
  • le chirurgien doit privilégier une préparation de greffes en unités folliculaires de 2 à 4 cheveux plutôt qu’en microgreffes d’un seul cheveu

Quelle technique de greffe capillaire est recommandée ?

Cela va dépendre principalement de la situation capillaire des patients et de leurs souhaits.

Greffe de cheveux FUL

La technique FUL est la plus fréquente. L’objectif est de prélever une bandelette de cuir chevelu sur la zone médio-occipitale du crâne, d’en extraire sous microscope des unités folliculaires de 2 à 4 cheveux et de les implanter ensuite sur les parties dégarnies du cuir chevelu.

Les avantages de cette technique sont multiples :

  • elle ne nécessite pas de rasage préalable de la zone donneuse
  • le chirurgien peut prélever jusqu’à 4 000 cheveux en une seule séance
  • les croûtes post-opératoires sont masquées par les cheveux longs
  • le chirurgien peut parfaitement évaluer l’orientation et l’angle des greffons et implanter les cheveux les plus appropriés au niveau de la ligne frontale antérieure.

L’inconvénient est qu’elle laisse une cicatrice très fine (de moins d’un millimètre de largeur).

Greffe de cheveux FUE

La technique FUE est surtout recommandée aux patients qui ont une alopécie réduite et peu évolutive et qui souhaitent pouvoir se raser le crâne à l’avenir.

Comme la technique FUL, l’objectif est d’extraire des unités folliculaires pour les réimplanter sur la zone dégarnie du crâne. En revanche, elle est moins invasive, car l’extraction est réalisée au moyen d’un micro-punch mesurant 0,9 millimètres de diamètre. De plus, elle permet d’augmenter la zone donneuse potentielle de 30 à 50 %.

L’inconvénient de la greffe FUE est qu’elle ne permet pas de greffer plus de 2 000 cheveux par séance.