Les blessures du cuir chevelu sont relativement fréquentes, provoquées selon les cas par des brûlures, des accidents de la route, des actes médicaux ou encore des maladies inflammatoires. Ces blessures peuvent entraîner une déformation des tissus, une perte de substance, une cicatrice disgracieuse ou encore une alopécie cicatricielle définitive. L’impact sur le plan psychologique peut être important.

La chirurgie réparatrice du cuir chevelu permet de corriger ces séquelles, soit en améliorant l’aspect de la cicatrice, soit en la rendant plus discrète. Pour cela, il existe plusieurs techniques :

  • reprise de cicatrice
  • greffe cutanée
  • plastie locale

Reprise de cicatrice

La reprise de cicatrice est un acte fréquemment pratiqué en chirurgie du cuir chevelu. Le but n’est pas tant de supprimer la cicatrice que de la rendre plus discrète. Le chirurgien rouvre la cicatrice stabilisée et la referme en utilisant une technique de suture plus adaptée. Si les conditions sont réunies, le chirurgien peut également repositionner la cicatrice à un endroit moins visible. Enfin, s’il y a une perte de substance particulièrement gênante, il peut injecter de l’acide hyaluronique pour lui redonner de la consistance.

Greffe cutanée

Lorsque la blessure est trop profonde ou trop large, il arrive que la plaie devienne chronique et soit incapable de se refermer. Dans ce cas, il est possible de procéder à une greffe cutanée afin de stimuler le processus de cicatrisation. De nos jours, deux techniques principales sont pratiquées :

  • la greffe cutanée en pastilles : des petits fragments de peau sont déposés sur la plaie, ce qui enclenche un processus de « ré-épidermisation ».
  • la greffe de peau en filet : le chirurgien prélève un fragment de peau sur une partie saine du corps du patient et l’appose sur la plaie. Là encore, l’objectif est de faciliter le processus de cicatrisation.

Plastie locale

Le principe de la plastie locale est d’utiliser un lambeau de peau avoisinant la zone blessée pour recouvrir celle-ci. Si la peau de la tête est suffisamment élastique, on peut pratiquer la technique du lambeau. En revanche, si l’élasticité n’est pas suffisante, alors le chirurgien aura recours à une expansion cutanée. Pour cela, il placera des ballonnets gonflables sous la zone saine la plus proche afin de la distendre progressivement. Une fois que la peau est suffisamment distendue, les ballonnets sont enlevés et l’excédent cutané ainsi obtenu est utilisé pour recouvrir la zone cicatricielle.