Implants capillaires : comment bien choisir son chirurgien ? Les 10 questions à se poser avant une greffe.

Le Dr Eric Bouhanna réalise une greffe de cheveux au CMCC Paris

De plus en plus de patients souffrant de calvitie – hommes comme femmes – finissent par se tourner vers la chirurgie afin de masquer leur dégarnissement capillaire de manière définitive. Mais, ces dernières années, l’offre d’implants capillaires est devenue pléthorique et, souvent, les avis sur Internet sont nombreux et parfois contradictoires.

Dans ces conditions, comment trouver le bon chirurgien pour des implants capillaires ? Et, parmi les multiples conseils que l’on vous prodigue, comment vous faire une opinion qui soit véritablement éclairée ?

Le savoir-faire du praticien et son expérience en matière de greffe capillaire sont des critères de choix absolument primordiaux. Mais il y a d’autres paramètres à prendre en compte, comme le protocole thérapeutique qu’il met en place, sa communication ou la qualité de ses installations cliniques. Tous ces points sont importants, car il y va de votre santé.

Voici donc les dix questions essentielles que vous devez vous poser avant de faire une greffe capillaire.

1. Quelle est l’expertise réelle de votre chirurgien en matière de greffe capillaire ?

La greffe de cheveux est un acte médical et, à ce titre, il est impératif d’avoir la formation adéquate pour réaliser ce type d’intervention. En France, seuls un dermatologue, un chirurgien plasticien ou un médecin ayant déjà effectué de telles opérations sont habilités à pratiquer ce type de traitement.

La greffe capillaire est une intervention esthétique délicate qui requiert une grande dextérité. Cette dextérité est, bien sûr, liée au talent du praticien, mais on ne peut pas nier l’importance de l’expérience. Un novice ou un thérapeute qui réalise seulement quelques greffes de cheveux par an seront forcément moins habiles qu’un spécialiste du cuir chevelu qui réalise une transplantation par jour.

Pour vous assurer de l’expertise du docteur que vous avez sélectionné, voici quelques questions que vous pouvez lui poser.

Quelle formation a-t-il suivi ?

La transplantation capillaire est une discipline complexe, qui nécessite de comprendre précisément le cycle de vie du cheveu, de connaître parfaitement la topologie de la chevelure, d’être au fait des techniques de prélèvement et d’implantation des follicules pileux et, bien sûr, de maîtriser les principes de la chirurgie esthétique et plastique.

Quelle est son expérience professionnelle ?

Comme nous le disions plus haut, l’habileté du chirurgien est intrinsèquement liée à sa pratique de la transplantation capillaire.

Un praticien qui réalise une à deux interventions de chirurgie capillaire par an n’aura pas la même dextérité que son confrère qui pratique tous les jours.

C’est la raison pour laquelle les médecins du CMCC Paris ont fait le choix de se spécialiser en chirurgie capillaire. Ils réalisent tous en moyenne une greffe (cheveux, barbe, sourcils) par jour depuis plus de dix ans et ils pratiquent les techniques FUE et FUT à cheveux longs afin de répondre aux besoins des hommes et des femmes qui les sollicitent. Ils sont également parfaitement aptes à vous prodiguer des conseils cliniques pertinents concernant le meilleur traitement à suivre pour améliorer la santé de vos follicules et vous aider à ralentir votre perte capillaire.

Est-il reconnu par ses pairs ?

En France, la chirurgie capillaire est très encadrée (cela concerne les greffes de cheveux, de barbe et de sourcils) et c’est une bonne chose pour la santé publique.

Un chirurgien n’a le droit d’opérer qu’à condition d’être inscrit à l’Ordre des médecins. Pour vous en assurer, il vous suffit de contacter le Conseil national de l’Ordre des médecins qui vous fournira facilement toutes les informations dont vous avez besoin.

S’il est membre de l’ISHRS, c’est également un bon point, car cette société internationale de la chirurgie restauratrice des cheveux ne référence que les praticiens de qualité, qui suivent des protocoles cliniques et esthétiques certifiés, pratiquent les techniques les plus efficaces et prescrivent toujours un traitement dont l’efficacité a été prouvée sur le plan scientifique.

Enfin, si vous souhaitez recevoir des conseils indépendants, plutôt que de vous tourner vers Internet, posez la question à votre dermatologue. En effet, il aura accès à des ressources qui lui permettront de se faire une opinion éclairée, mais aussi objective concernant l’expertise de tel ou tel praticien.

2. Est-ce qu’il vous montre des photos Avant/après ?

Un bon praticien fera preuve de la plus grande transparence et il sera toujours heureux de partager des photos de patients – hommes comme femmes – ayant réalisé une transplantation.

Résultat avant/après d'une greffe de cheveux chez une patiente du CMCC Paris

Actuellement, il est d’usage pour les spécialistes de la greffe de cheveux de publier des photos avant/après sur leur site Internet en précisant :

  • l’âge du patient ;
  • la nature de son alopécie ;
  • le nombre de greffons implantés ;
  • la ou les zone(s) où les greffons ont été implantés ;
  • la méthode de prélèvement utilisée ;
  • et le nombre de séances requises pour atteindre un tel résultat.

L’avantage pour vous, c’est que vous pouvez visualiser le résultat des interventions de votre thérapeute aussi bien sur des hommes que sur des femmes. Lorsque vous vous rendez en consultation, n’hésitez surtout pas à lui demander des photos de patients souffrant de perte capillaire similaire à la vôtre pour vous faire une idée encore plus précise de son expertise !

3. Procède-t-il à un examen clinique avant l’opération ?

C’est une étape cruciale qu’il convient impérativement de respecter pour garantir le succès de votre transplantation. Il y va de votre santé et cela vous évitera certaines déconvenues parfois irréversibles, comme une ligne frontale trop basse, une surexploitation de la ligne donneuse, une cicatrice trop large ou encore une déception face au résultat final.

La consultation préopératoire se déroule généralement de la manière suivante :

  • Interrogatoire du patient : le docteur vous pose un certain nombre de questions pour bien comprendre la nature de votre alopécie. Par exemple : quand avez-vous réalisé que vous commenciez à perdre vos cheveux ? Est-ce que la chute se poursuit ou vous semble-t-elle stabilisée ? Est-ce qu’un autre membre de votre famille souffre d’alopécie ? Y a-t-il des facteurs aggravant la perte capillaire (tabagisme, stress) ? Avez-vous déjà suivi un traitement anti-chute ? Est-ce que vous prenez actuellement un traitement ? Quelles sont les zones où vous trouvez que la perte est la plus importante et que vous souhaitez corriger en priorité ? Avez-vous des souhaits spécifiques concernant la ligne frontale ? Quel est votre niveau de connaissance concernant les techniques cliniques existantes (extraction folliculaire ou par bandelette) ?
  • Examen clinique de la calvitie : après l’interrogatoire, il procède à l’auscultation proprement dite de votre cuir chevelu. Pour cela, il se munit de lunettes grossissantes et examine non seulement les zones dégarnies ou en voie de dégarnissement, mais aussi la zone donneuse. Cet examen doit permettre de poser un diagnostic précis concernant votre perte de cheveux, de calculer le nombre de greffons nécessaires, d’évaluer le nombre d’unités folliculaires exploitables – micro ou mini –, d’avoir une idée précise de la nature de votre cheveu et de mesurer la souplesse du cuir chevelu et la densité capillaire, deux paramètres essentiels pour déterminer la technique chirurgicale la plus adaptée à votre cuir chevelu (greffe de cheveux FUE, greffe FUE sans rasage ou greffe FUT à cheveux longs aussi appelée « technique de la bandelette »).
  • Exploration du cuir chevelu : parfois, l’examen clinique ne permet pas de poser un diagnostic précis. Lorsque c’est le cas, votre docteur prescrit une exploration complémentaire du cuir chevelu, généralement une trichoscopie ou une biopsie capillaire.

4. Est-ce qu’il réalise l’intervention du début à la fin ?

Greffe de cheveux par le Dr Pierre Bouhanna au CMCC ParisC’est une question très importante.

Par exemple, au CMCC, les médecins réalisent les greffes de cheveux dans leur intégralité. Ils procèdent ainsi eux-mêmes à l’extraction, puis à l’implantation des follicules pileux, et ce, quelle que soit la technique utilisée. Bien sûr, ils sont aidés dans leur travail par des assistantes dont la mission est de les accompagner au cours de la greffe.

Pourquoi cela peut-il avoir un impact sur le résultat final ? Parce que le prélèvement des greffons comme leur implantation sur les zones dégarnies sont deux opérations délicates et qu’elles doivent être réalisées par un spécialiste expérimenté.

Par ailleurs, la greffe comporte une forte dimension esthétique : un greffon doit s’intégrer harmonieusement à la chevelure d’origine. Pour cela, il convient de respecter un certain nombre de critères :

  • recréer une densité capillaire suffisante ;
  • implanter les micro- et minigreffes de manière aléatoire ;
  • placer chaque implant de manière pertinente en fonction de leur taille et de leur emplacement sur le cuir chevelu ;
  • et, enfin, implanter les greffons en respectant une certaine obliquité.

5. Savez-vous à quelle technique de prélèvement il aura recours pendant l’intervention ?

Avant d’entrer au bloc opératoire, vous devez impérativement connaître le mode de prélèvement que votre chirurgien compte utiliser pour corriger votre alopécie. Et il doit vous donner des détails précis pendant la consultation préopératoire !

Voici quelques questions que vous pouvez lui poser pour en savoir plus (à noter que vous pouvez aussi poser ces questions si vous souhaitez faire une greffe de barbe ou de sourcils) :

  • Quelle technique préconise-t-il pour répondre à votre problématique capillaire ? Pourquoi ?
  • Ces méthodes sont-elles pratiquées à la main ou à l’aide d’une machine ? S’il utilise une machine, peut-il vous dire pourquoi il le fait et quelle machine il utilise ?
  • La méthode (FUT à cheveux longs ou FUE) va-t-elle laisser une cicatrice ? Sera-t-elle visible ?
  • S’il préconise une greffe FUT, quelle sera la taille de la bandelette qu’il compte prélever ? Comment compte-t-il refermer la plaie laissée par la bandelette pour que la cicatrice soit la plus discrète possible ?
  • Si la calvitie évolue, sera-t-il possible de faire une nouvelle greffe de cheveux ? En effet, une bonne gestion de la zone donneuse est essentielle pour corriger son alopécie tout au long de la vie, car le stock de cheveux disponible n’est pas inépuisable…

6. Est-ce qu’il vous donne des informations pratiques sur les avantages et inconvénients de chaque technique ?

C’est le corollaire de la question précédente, mais il est crucial que vous preniez votre décision en toute connaissance de cause.

C’est une question de déontologie, bien sûr, mais c’est aussi la loi qui l’exige pour que vous puissiez donner votre consentement de manière éclairée, après un délai de réflexion de quinze jours minimum.

Après la consultation préopératoire, votre médecin doit donc vous fournir une information exhaustive, loyale, claire et adaptée à votre degré de compréhension.

L’information doit porter sur les modalités de l’opération, mais également sur les risques « normalement prévisibles » et les conséquences d’une telle intervention chirurgicale.

Cette information doit vous être communiquée oralement, mais vous devez aussi recevoir une documentation écrite reprenant les différents éléments expliqués lors de la consultation. Il doit ainsi vous fournir :

  • un schéma thérapeutique précis, spécifiant la ligne frontale antérieure envisagée et les zones à traiter, le nombre d’implants nécessaires par zone traitée, le nombre de séances prévisibles et la méthode de prélèvement choisie ;
  • une fiche d’informations concernant le déroulement de l’opération étape par étape, les suites opératoires et les complications possibles (celles-ci sont rarissimes, mais il est important de les connaître).

7. Est-ce qu’il est transparent sur ses honoraires ?

Là encore, cela fait partie des obligations à la fois déontologiques et légales de votre médecin.

Pour que vous puissiez donner un consentement véritablement éclairé, vous devez recevoir un devis détaillé de l’intervention (hors examens préopératoires).

Le devis doit comporter les éléments suivants :

  • la date de rédaction ;
  • le nom et numéro d’inscription au conseil départemental de l’Ordre des médecins ;
  • la nature de l’acte prévu et de l’anesthésie nécessaire ;
  • un décompte détaillé, en quantité et en prix, de chaque prestation et produit nécessaire à l’acte prévu, à l’exception des examens préopératoires ;
  • la durée pendant laquelle sont assurés les soins postopératoires ;
  • la somme globale à payer ;
  • la durée de validité de l’offre ;

Un point important à garder en tête : le montant de votre devis doit correspondre au prix que vous devrez payer au final. Il n’est en effet pas question de payer des suppléments après la séance.

8. Vous sentez-vous à l’aise avec lui ?

Un aspect décisif est aussi que vous fassiez confiance au praticien qui réalisera votre greffe capillaire.

C’est très souvent une question d’intuition, mais une bonne manière de savoir s’il s’agit d’un praticien de confiance est de vous poser les questions suivantes :

  • A-t-il répondu de manière claire et sans détour à vos questions ?
  • Fait-il preuve de délicatesse ?
  • Ne vous a-t-il pas fait de promesses excessives, par exemple de vous guérir de votre problème d’alopécie ?
  • Vous sentez-vous à l’aise à l’idée de lui faire faire cette opération ?
  • Le trouvez-vous compétent ?
  • Avez-vous l’impression qu’il vous donne des conseils pertinents ?

9. Quelle est la qualité de la clinique où a lieu votre transplantation ?

Une greffe capillaire est un acte chirurgical.

Echange d'instruments chirurgicaux

En pratique, cela signifie deux choses :

  • La greffe doit être réalisée par un seul intervenant, mais vous devez quand même vous assurer que votre médecin sera accompagné, au cours de l’opération, par des assistantes expérimentées. Leur rôle est en effet clé pour que l’opération se passe dans les meilleures conditions possibles. Elles sont généralement chargées de passer les instruments au docteur, de vérifier l’intégrité des micro- et minigreffes, de les trier en fonction du nombre de cheveux contenus dans chaque unité folliculaire (vos follicules peuvent contenir un cheveu ou plus) et de les placer dans un bain de conservation optimisé. Elles seront ensuite chargées de passer chaque implant au médecin pour qu’il les introduise au niveau des zones à traiter. Naturellement, elles doivent être aptes à réaliser toutes ces étapes sans endommager les greffons, ce qui nécessite une expertise importante.
  • La greffe doit avoir lieu dans un environnement parfaitement équipé et sécurisé.

10. Est-ce qu’il est au courant des dernières innovations en matière de greffe capillaire ?

La greffe capillaire est une discipline en constante mutation. Les innovations ont été nombreuses ces deux dernières décennies, que ce soit au niveau chirurgical, instrumental ou encore diagnostique.

Il est bien sûr essentiel que votre docteur soit au courant, car certaines de ces innovations ont considérablement amélioré les résultats des transplantations capillaires, aussi bien pour les hommes que pour les femmes.

N’hésitez pas à contactez le CMCC au 01 84 83 14 00 pour toute question ou pour prendre rendez-vous.