La greffe de cheveux pour lutter contre la calvitie

Homme souffrant d'une alopécie androgénétique

En novembre dernier, le Dr Pierre Bouhanna, co-fondateur du CMCC Paris, avait été interrogé en tant qu’expert capillaire par la journaliste Sophie Raffin. Aujourd’hui, celle-ci vient de publier un article intitulé « 10 stars qui ont eu une greffe de cheveux », dans lequel elle cite à nouveau le Dr Bouhanna.

Dans cet article, la journaliste rappelle non seulement que les complexes liés à la calvitie peuvent toucher tout le monde, y compris les personnes les plus célèbres, mais surtout qu’il existe des solutions définitives pour corriger un dégarnissement capillaire.

On fait le point sur les techniques de greffe capillaire !

Chute de cheveux normale et perte capillaire pathologique

Comme le rappelle très justement Sophie Raffin, perdre ses cheveux est un phénomène tout à fait normal.

Le cycle de vie du cheveu

Au cours de leur existence, les cheveux – nous en possédons entre 100 000 et 150 000 en moyenne – passent par trois phases :

  • La phase anagène : c’est la phase de croissance des cheveux et elle peut durer jusqu’à six ans. Une chevelure saine comporte entre 80 et 90 % de cheveux anagènes.
  • La phase catagène : les follicules pileux cessent progressivement toute activité. Pendant environ trois semaines, la racine remonte peu à peu dans la couche moyenne du derme capillaire.
  • La phase télogène : le cheveu est alors considéré comme mort et progressivement repoussé hors du cuir chevelu par un nouveau cheveu anagène. Même si un individu sans problème capillaire peut avoir jusqu’à 20 % de cheveux télogènes, cela ne crée pas pour autant de « trous » dans la chevelure. En effet, le cheveu mort est aussitôt remplacé par le cheveu anagène qui l’a expulsé.

Les pertes de cheveux passagères

Certains phénomènes peuvent aggraver la perte capillaire. On parle alors de « chute de cheveux passagère » ou d’effluvium télogène.

Personne tenant une poignée de cheveux dans ses mains

C’est le cas notamment lorsqu’il y a un changement des conditions extérieures. Par exemple :

  • un changement de saison (cela se produit surtout au printemps et à l’automne) ;
  • un brusque changement de températures ;
  • une exposition importante au soleil ;
  • ou encore en cas de baignades dans la mer ou la piscine.

Des pertes de cheveux passagères peuvent également survenir par réaction à un changement corporel. C’est le cas notamment lorsque le patient traverse une période de stress ou de fatigue intense ou encore une maladie infectieuse (comme la grippe ou la Covid-19, par exemple). Cela peut également se produire en cas de changement hormonal (lors d’une grossesse ou au moment de la ménopause) ou lorsque le patient prend certains médicaments.

Quand s’inquiéter ?

De manière générale, une chute de cheveux plus importante qu’à l’ordinaire ne doit pas inquiéter, sauf bien sûr si le patient souffre déjà d’autres troubles capillaires.

Il convient néanmoins de consulter un spécialiste lorsque :

  • la chute de cheveux est massive ;
  • ou si la perte capillaire dure plus de six mois.

Dans ces deux cas, le dermatologue devra procéder à un examen approfondi du cuir chevelu, faire un bilan sanguin et, éventuellement, réaliser une trichoscopie (Trichoscale®) pour identifier l’origine précise du trouble capillaire. L’enjeu est de déterminer s’il s’agit d’un phénomène passager ou d’une alopécie androgénétique qui peut entraîner, aussi bien chez les hommes que chez les femmes, la chute définitive des cheveux situés sur la partie antérieure du cuir chevelu.

La greffe capillaire, la solution définitive à l’alopécie

Bien que 60 % des Français assurent ne pas se préoccuper de leur alopécie, pour près de 40 % d’entre eux, en revanche, c’est un problème majeur qui peut avoir des répercussions sur leur vie affective, sociale et même professionnelle dans le cas des célébrités.

Une correction définitive de la calvitie

Le Dr Pierre Bouhanna en train de réaliser une greffe capillaire sur un patientMême lorsque la chute capillaire est définitive, il existe, heureusement, des solutions chirurgicales efficaces pour corriger un dégarnissement de manière définitive et naturelle. Il s’agit de la greffe de cheveux.

Depuis les années 1980, les techniques de greffe capillaires ont énormément progressé et permettent aujourd’hui de redensifier une zone dégarnie du cuir chevelu de manière imperceptible à l’œil nu. Pour cela, le chirurgien prélève des follicules pileux sur l’occiput, voire les tempes, et les implante là où c’est nécessaire. Les résultats sont significatifs.

Il y a un intérêt majeur à transplanter ces follicules pileux : contrairement à ceux situés sur le vertex, la ligne frontale ou encore les golfes, ils ne sont pas soumis au phénomène d’alopécie androgénétique. En pratique, cela signifie que les cheveux greffés sont définitifs et qu’ils se renouvelleront pendant toute la vie du patient, même si celui-ci devient centenaire.

Comment se passe une greffe de cheveux ?

Cela dépend de la technique de prélèvement utilisée.

Aujourd’hui, il existe en effet deux techniques principales de greffe capillaire :

  • la technique de prélèvement par bandelette (ou greffe FUT à cheveux longs) ;
  • et la technique de prélèvement par extraction folliculaire (ou greffe FUE).

Dans le cas de la greffe FUT à cheveux longs, le chirurgien prélève une bandelette de cuir chevelu sur l’occiput du patient. Il la découpe ensuite minutieusement en unités folliculaires qu’il transplante enfin sur la zone à greffer. L’avantage de cette technique est qu’elle ne requiert aucun rasage et qu’elle permet de corriger des zones importantes en une seule séance. L’inconvénient est qu’elle laisse une très fine cicatrice à l’arrière de la tête, si bien qu’elle n’est pas recommandée chez les patients qui souhaitent pouvoir se raser régulièrement le crâne.

Résultat avant-après d'une greffe de cheveux FUT sur une patiente
Aspect après une séance de greffe FUT à cheveux longs

Lors d’une greffe FUE, le chirurgien prélève différemment les follicules pileux. Il utilise un micro-punch motorisé qui lui permet de prélever les greffons un par un avant de les réimplanter sur les zones receveuses. Contrairement à la méthode FUT, cette technique peut être recommandée aux patients qui veulent garder les cheveux ras ou très courts. Le prélèvement laisse en effet de minuscules cicatrices circulaires quasiment invisibles. En revanche, la plupart du temps, elle nécessite de raser le cuir chevelu, ce qui peut être problématique pour les femmes. De plus, c’est une méthode qui requiert une très grande technicité de la part du chirurgien. Le risque de transsection est plus important qu’avec la greffe FUT. Quant aux greffons, ils sont plus vulnérables, car l’opération de prélèvement retire quasiment toute la graisse les protégeant.

Conclusion

En conclusion, il faut toujours réaliser un diagnostic clinique approfondi du cuir chevelu et faire un bilan trichoscopique pour choisir la technique de greffe capillaire la plus adaptée à chaque patient ou patiente.

Si vous souhaitez des renseignements sur la greffe capillaire FUE ou FUT à cheveux longs, vous pouvez contacter le standard du CMCC au 01 84 83 14 00 ou prendre un rendez-vous en cliquant ici.