Que faire contre la chute saisonnière de cheveux ?

Alors que l’on vient tout juste d’entrer dans l’automne, certaines personnes – hommes et femmes – peuvent constater une chute capillaire plus importante qu’à l’accoutumé. Cette perte de cheveux est un phénomène courant qui survient fréquemment à chaque changement de saison. On parle alors de chute saisonnière ou réactionnelle. Inquiétant pour les personnes concernées, ce phénomène est souvent sans gravité, mais, s’il s’installe dans la durée, il est important de consulter pour déterminer précisément l’origine du trouble. Le CMCC répond à vos questions.

Quels sont les symptômes de la chute saisonnière de cheveux ?

Il s’agit d’une chute capillaire qui est plus abondante qu’en temps normal, se produit généralement au printemps et à l’automne et affecte aussi bien les hommes que les femmes. Alors qu’habituellement, un individu perd entre 50 et 100 cheveux par jour, la chute saisonnière peut provoquer la chute de 300 à 400 cheveux par jour et toutes les zones du cuir chevelu sont concernées par le phénomène. Il s’agit en effet d’une chute de cheveux diffuse et non localisée comme dans le cas d’une alopécie androgénétique.

Quelles sont les causes de la chute automnale de cheveux ?

Pendant l’été et, dans une moindre mesure, durant le printemps, l’ensoleillement est plus important dans l’hémisphère nord et cela favorise la sécrétion des hormones responsables de la pousse capillaire. Autrement dit, les cheveux poussent davantage, si bien qu’à l’automne, ils seront plus nombreux à arriver en fin de cycle. À cela s’ajoutent des facteurs externes, comme le sable et l’eau de mer qui vont avoir tendance à perturber l’équilibre du cuir chevelu et à affaiblir les cheveux. D’où cette chute soudaine et, parfois, abondante.

Faut-il s’inquiéter ?

Non, si la chute ne dure pas plus de cinq à six semaines. En revanche, si elle s’installe dans la durée, alors on parle de chute pathologique et il est essentiel de pratiquer au plus vite une trichoscopie du cuir chevelu pour déterminer précisément l’origine de l’alopécie. Il peut en effet s’agir d’un effluvium télogène et, même s’il s’agit là aussi d’un phénomène passager, il est important de mettre en place un traitement de soutien le plus rapidement possible afin de stimuler la repousse des nouveaux cheveux.

Quels sont les traitements existants ?

Cela va dépendre de la nature de l’alopécie du patient. Si la chute est limitée et de courte durée, alors le mieux, c’est tout simplement de prendre des aliments et des compléments alimentaires adaptés, qui permettront de booster la repousse capillaire (privilégiez notamment les vitamines C, B, B5, B8 et A, ainsi que la cystine). Cependant, si la chute est particulièrement abondante ou que la trichoscopie a montré qu’il s’agissait bien d’un effluvium télogène, les dermatologues du CMCC peuvent prescrire des traitements de soutien, comme par exemple des séances de luminothérapie ou une stimulation capillaire par injection (traitement PRP ou mésothérapie). L’objectif est de favoriser la bonne vascularisation du cuir chevelu et, en cas de mésothérapie, de nourrir en profondeur le follicule pileux. Un rééquilibrage alimentaire et une cure nutritionnelle adaptée peuvent parfois s’avérer nécessaires.

Vous pouvez nous contacter si vous souhaitez des renseignements sur la luminothérapie et la stimulation capillaire par injection au 01 84 83 14 00 ou prenez rendez-vous en cliquant ici.